Ancêtres Laliberté


Rapprochement à faire entre notre ancêtre Gaspard et Michel Roy dit Chatellereau

Il y avait, à Ste-Anne-de-la-Pérade, du temps de Gaspard, Michel Roy dit Chatellereau. Il s'était marié avec Françoise Hobbé, en 1668, et tous deux habitaient Ste-Anne autour de 1681. Ce Michel Roy était le fils de Michel et de Louise Chevalier, originaire de Senillé (anciennement écrit Sénilet) dans le département actuel de la Vienne, dans l'arrondissement et le canton de Châtellerault. Il était arrivé au Canada comme soldat dans la Compagnie de M. de Naurois du Régiment de Carignan-Salières. Après son licenciement, il pratiqua la profession de Notaire. Il fut inhumé à Ste-Anne le 14 janvier 1709, alors âgé d'environ 60 ans. Il se pourrait que Gaspard fut son parent. Il y aurait des renseignements intéressants à trouver dans le greffe de Michel Roy déposé aux Archives judiciaires de Trois-Rivières; greffe qui débute en 1669 et qui se termine en 1708.


Anne Galais, notre ancêtre, était Fille du Roi

Originaire de Gonesse dans l'ancienne province d'Ile-de-France (actuellement dans le dép. du Val d'Oise), Anne y serait née vers 1646 du mariage de Pierre Galais et de Marguerite La Sarre. Anne arriva au Canada en 1670 accompagnée des 133 autres filles du roi. Elle épouse à Québec, le 1er septembre 1670, Michel Hébert dit Laverdure. Elle apporte des biens estimés à 200 livres et un don du roi de 50 livres.

Les filles du roi étaient des immigrantes tirées, en partie, des orphelinats de France. Elles étaient dotées par le roi qui payait également leurs frais d'équipement pour le voyage; d'où le nom fille du roi. Elles venaient au Canada pour épouser des colons ou des soldats.

Certaines, nobles ou de la bourgeoisie, épousaient des officiers ou des marchands. Ces immigrantes étaient choisies par des gens qui étaient sous l'autorité du ministre Colbert. Elles étaient reçues en Nouvelle-France par des femmes telles : Madame Bourdon et Marguerite Bourgeoys. M. Gustave Lanctôt a consacré un volume aux filles du roi, réfutant point par point les fausses accusations et les calomnies dont ces filles ont été l'objet. M. Lanctôt nous dit qu'elles furent des émigrantes de choix, qui par leurs qualités, leur labeur, et leur dévouement, méritent de porter dans l'histoire, comme un titre de distinction et d'honneur, le nom unique de filles du roi. Et Silvio Dumas ajoute: Les descendants de ces humbles femmes, où qu'ils soient, n'ont pas à rougir d'elles ni à les renier.


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