Les Lemay


Église Chênehutte les Tuffeaux, France

Notre ancêtre, Michel Lemay, fils de François et Marie Gaschet, est né en 1631 à Chênehutte les Tuffeaux en France.

À l'âge de 23 ans, il s'embarque pour la Nouvelle-France. C'est l'été 1654. Il laisse au foyer paternel, sa mère et une sœur qu'il ne devrait plus jamais revoir.

Le 15 juin 1659, Michel épouse Marie Duteau, âgée de 20 ans, au Bourg de la Madeleine (cap de la Madeleine). Fille de Pierre et Jeanne Pérrin, la famille Duteau est originaire de La Rochelle (France).

Marie décède en 1675, alors que la famille compte 10 enfants. Michel doit donc réorganiser sa vie.

Le 12 avril 1677, il épouse, à la côte Champlain, Michèle Ouinville (veuve de Nicolas Barabé et déjà mère de 4 enfants) et s'établit définitivement à Lotbinière en 1678, sur le premier lot concédé par le Seigneur Chartres de Lotbinière, à l'ouest du domaine seigneurial, ce qui deviendra le berceau des familles Lemay en Amérique.

Michel décède en 1685, et laisse une nombreuse descendance.

 

Un peu d'histoire

Chênehutte est situé à 19 milles environ de la ville d'Angers, sur les bords de la Loire, joyaux de l'Anjou. C'est une petite commune qui compte près de 1 000 habitants. Elle est surtout remarquable par ses carrières de craie.

La commune de Chênehutte-Trèves-Cunault est formée par la réunion de plusieurs communes : Chênehutte-les-Tuffeaux et Trèves-Cunault, toutes deux formées par la réunion de deux villages.

 

Origine du nom

En 769, les archives de Saint-Aubin appellent «Clementiniaeum» (sans doute du nom d’un Romain ou Gallo-romain nommé clément ou Clémentin, possesseur d’une villa) le pays appelé aujourd’hui Trèves. Comme les autres villages de la rive gauche de la Loire, Clementiniaeum avait essaimé sur la rive droite et formait avec cet essaim une seule population. Le Clementiniaeum de la rive droite conserva son nom transformé en celui de Saint-Clément, sans doute parce que l’église paroissiale qui y fut fondée en même temps que celle des Rosiers fut, pour se conformer au vocable primitif, dédié à Saint Clément. Mais depuis longtemps, le Clementiniaeum de la rive gauche avait échangé son premier nom contre celui de Trèves que Célestin Port fait dériver du nom breton «tref ou trek» qui veut dire chapelle succursale ou fillette ; ce qui tendrait à prouver que les moines de Saint-Philbert venus à Cunault édifièrent à Clementiniaeum une chapelle succursale, un «tref», d’où l’usage aurait imposé ce nom nouveau.

La légende cite une autre origine à cette dénomination. Jusqu’au Xe siècle, quoique dépendant du pagus (pays) angevin, Clementiniaeum reste soumis au comte de Blois et en particulier sous la domination du château de Saumur qui s’étendait jusqu’à Gennes et où commandait le terrible Gelduin, chef normand passé à la solde du comte de Blois. Surpris un jour par l’approche imprévue d’une armée angevine, Gelduin envoya au-devant du comte Foulques Nerra pour lui proposer de faire accord et trêve. «Trêve, soit, dit le comte, et je veux la faire ici» et prit pied sur le terrain ennemi en élevant là même où il campait, pour tenir en bride le Saumurois, un château fort qui garda le nom. Ainsi du moins le raconte le chroniqueur, moine de Saint-Florent, presque contemporain de l’histoire



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