Les Roux


Simon Roux dit Sanschagrin
(1729-1801)


Mirecourt, 16 janvier 1729, rue Basse. Marguerite Perrin met au monde Simon Roux, premier né de son union par mariage à François-Brice Roux, fileur de laine. Comme il était de coutume, le vicaire de la paroisse, F. Nacquard, baptise Simon ce même jour en présence de ses parrain et marraine Simon Roux et Clauda Michel, en l'église Notre-Dame de Mirecourt.

Le deuxième fils du couple Roux portera le prénom de François. Il est né le 28 janvier 1730. Leur première fille, Élizabeth, est née l'année suivante soit le 29 janvier 1731. Elle portera le nom De Roux, tel qu'inscrit au registre baptismal. Le 31 mai 1733, un autre fils voit le jour. Il s'appellera Claude et également portera le nom De Roux. Barbe est né le 17 septembre 1734 et il est enregistré sous le nom Roux.

En 1736, on rapporte qu'en Lorraine, la maladie fait des ravages. "Il est vret que les rume raigne baucoup isy; mes ce ne sont pas des rume ordinère, mais une maladie extraordinère dont personne n'est exemps (...) Il est mort bien du monde; cette mesme maladie est une contagion, car, à Nancy, à Bar et dans tout les ville et vilage, tout en est plaint : jeun, vieux et enfans, tout le monde l'a" [Lettres d'Elisabeth-Charlotte d'Orléans, duchesse de Lorraine à la marquise d'Audèle ].

Il s'écoulera donc trois ans avant que Marianne, voit le jour le 23 octobre 1737. Pour sa part, elle portera le nom de Roux. Annegabrielle, née le 18 octobre 1739 est enregistrée sous le nom De Roux.

On rapporte que les 16 et 17 octobre 1740, tous les cours d'eau montent à une hauteur extraordinaire. A Mirecourt, les eaux montent à plus de 10 pieds dans la rue Basse, à Neufchâteau, jusqu'aux chambres du 1er étage. Le 21 décembre, la moitié de la ville de Verdun est submergée. A Metz, la Moselle monte jusqu'à 15 ou 16 pieds dans la partie basse de la rue du Champé. [Olry instituteur - Officier de l'instruction publique, Berger-Levrault & Cie, Libraires éditeurs,PARIS, 1885.]

La maison des Roux, située sur la rue Basse, est inondée. La famille est grandement affectée par ce désastre et elle mettra un certain temps à se rétablir. Deux ans plus tard, Marguerite donne naissance à Jean-Joseph, le 1er juillet 1742. Il portera le nom De Roux.

Simon grandit. Il ne veut pas suivre les traces de son père et de son grand-père et être fileur de laine. Il préfère l'aventure et songe à quitter sa famille pour aller vers des terres lointaines.

Le 25 avril 1750, alors que les recruteurs de l'armée française passent par Mirecourt, plusieurs jeunes mirecurtiens allèrent s'enrôler. Notez que la Lorraine n'était pas une province française à ce moment-là. Elle ne le deviendra qu'à la mort du duc Stanislaw Leszczyński, en 1766.

Parmi les noms des jeunes qui allèrent s'enrôler, on retrouve les noms suivants :

  • Antoine Harmand dit Sans-Façon
  • Humbert Tiblemont dit Mirecourt
  • Simon Roux dit Sans-Chagrin
  • Nicolas Jeunessant dit Vadeboncoeur (il s'enrôle le 2 mai suivant).


Donc, Simon Roux, âgé de 21 ans, s'enrôle dans l'armée française comme mercenaire. À ce moment-là, la coutume voulait que l'engagé prenne un surnom de guerre; Simon Roux prit le surnom de «Sans-Chagrin». Quant au camarade de Simon, Antoine Harmand, il prit celui de «Sans-Façon».

Ces jeunes hommes se retrouveront dans le Régiment Le Languedoc. En avril 1755, ils seront à Brest pour monter à bord de l'Actif, l'un des quelques vingt bateaux de la flotte française, commandé par M. de Caumont, capitaine de vaisseau. L'Actif arrivera à Québec le 26 juin suivant, avec ses 360 hommes et 21 officiers du Régiment Le Languedoc et ses 64 canons.

Au Québec, après avoir participé à la bataille des Plaines d'Abraham, le 13 septembre 1759, (photo 4.) où l'armée de Wolfe a défait celle de Montcalm, Simon fut démobilisé et il s'établit à Saint-Pierre-les-Becquets (photo 5.) en 1760. Cette même année, il allait épouser Marie-Louise Lemay dit Poudrier, en l'église de Saint-Pierre-les-Becquets. Auparavant, ils allèrent passer un contrat de mariage auprès du notaire Nicolas Duclos à Batiscan. C'est à ce dernier endroit que ses descendants se réunirent le 23 juin 2002 où plus de 225 personnes répondirent à l'invitation du comité.


Comité responsable du rassemblement

Voici les noms des personnes organisatrices du comité responsable du rassemblement : Frédéric Roux, Sylvain Roux-Croteau, Madeleine Sanschagrin-Leclerc, Yolande Sanschagrin-Clermont, Gilles Roux, Yolande Allaire-Roux, Marthe Sanschagrin, Raymonde Sanschagrin-Cossette, Claude Sanschagrin.

Lors de l'une des rencontres du comité, il fut convenu qu'un ouvrage comportant l'état des recherches sur la famille Roux en France ainsi que sur la compilation des données généalogiques serait publié au cours des mois suivants. L'ouvrage, qui a vu le jour durant le quatrième trimestre 2002, porte le titre Les descendants de Simon Roux dit Sanschagrin. Il a été déposé à la Bibliothèque nationale du Québec, à la Bibliothèque nationale du Canada ainsi qu'aux Archives nationales du Québec. Ce livre comporte 726 pages et la compilation en a été faite par Sylvain Croteau (Roux) et André Roux. Ce dernier est l'un des principaux responsables des recherches sur les descendants de Simon Roux en Amérique.

Vous trouverez dans les pages qui suivent, des extraits tirés du livre Les descendants de Simon Roux dit Sanschagrin


La famille de l'Ancêtre Simon Roux, en France

Revenons à la famille Roux qui est une vieille famille mirecurtienne avec des travailleurs du drap fin. Le père et le grand-père de Simon étaient des fileurs de laine. De plus, il faut mentionner que Paul Roux, frère de l'arrière-grand-père, était marchand-drapier.

Quant à l'arrière-grand-père de Simon, Jean-François Roux, il était gardien du cimetière de la chapelle de la Oultre à Mirecourt. Cette chapelle est située outre Madon, d'où le nom de «Oultre» pour «ultra Madon». Rappelons que le Madon est le nom de la rivière qui traverse une partie de Mirecourt. Pour s'y rendre, il faut emprunter la rue Basse, qui passe derrière l'église de Notre-Dame de Mirecourt, puis le pont Stanislas pour traverser le Madon. Un peu plus loin sur la colline, il y a la chapelle de la Oultre. Au temps de Simon Roux, il y avait sur la rue Basse, près du pont, une léproserie. De nos jours, on retrouve sur cette rue la bibliothèque municipale de Mirecourt. Et c'est également sur cette même rue qu'habitait la famille Roux.

De fait, l'arrière-grand-père, Jean-François et son frère Paul Roux étaient fils de Benoit Roux et de Marie-Théodore Guyot. Ils venaient de Nancy, territoire français, situé en Lorraine. Quant à Paul Roux, de par son mariage avec une Dame Humbert, on le considérait comme l'un des bourgeois de la ville. Veuf de dame Humbert, il se remaria avec Anne Diez. Il fut inhumé dans l'église Notre-Dame de Mirecourt, sous une dalle, devant l'autel dédié à Saint-Nicolas.

Benoit Roux épousera en 1661, Marie-Théodore Guyot. Son père est Guillaume Roux de Aranc, commune de Ain, dans les montagnes du Jura. C'est le plus loin que l'on puisse remonter à cette date.


Source : Site Web


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